RSA- Juillet 2009

Juillet/Août 2009 La Lettre N°2008 - 19 La lettre de REACTIF
Éditée par le Comité National des Privés d'Emploi _

La loi, ses décrets d'applications, confirme que le RSA se sera pas la grande avancée sociale de lutte contre la pauvreté, contre les inégalités. Il ne permettra pas l'accès aux droits fondamentaux et plus particulièrement au droit du travail reconnu et bien rémunéré.

En conditionnant le RSA à l'obligation de retour à l'emploi, l'état rompt avec le principe de solidarité, avec la garantie d'un revenu minimum d'existence et instaure un dispositif coercitif pour ceux qui ont le plus de difficultés à s'insérer socialement et professionnellement. En cas de refus de deux offres raisonnables d'emploi ou de formation, il y aura suspension ou radiation du RSA. Il y aura ainsi un principe d'une pauvreté méritante et d'une pauvreté méritée, stigmatisant les chômeurs, les pauvres accusés de vivre aux crochets de la nation.

Pourtant les « bénéficiaires » des minima sociaux ne demandent qu'à retrouver du travail. Ce que les entreprises, les services publiques ne leur offrent pas.
Depuis des décennies les employeurs usent et abusent du travail précaire mal rémunéré.

Le RSA instaure un dispositif pérenne d'assistance généralisée aux employeurs qui vient s'ajouter aux 31 milliards d'exonérations de cotisations sociales et fiscales. Pour augmenter le taux d'emploi et réduire la pauvreté, il faut plus qu'un revenu de solidarité active.

A l'insécurité sociale généralisée, la CGT, oppose une société solidaire et universelle des droits. Elle propose :

une sécurité sociale professionnelle garantissant la pérennité des droits quelque soient les aléas de la vie,

une véritable revalorisation du travail, sa juste rémunération, respectant les qualifications avec un SMIC à 1600€

une augmentation des_ prestations sociales des retraites, des pensions, de l indemnisation du_ chômage(80% du dernier salaire avec un minimum du SMIC CGT),

un système de protection sociale à vocation universelle financé par les richesses créées par le travail garantissant les risques de la vie, de la maladie et du chômage.


QUI PEUT ETRE CONCERNE PAR LE RSA ?

Toutes les personnes âgées de plus de 25 ans avec ou sans emploi, célibataires, pacsés, mariés, avec ou sans enfant.

Le RSA remplace, à compter du 1er juin, sous certaines conditions, le RMI et l'API et complète les revenus issus d'une activité salariée.



CE QUE NOUS EN PENSONS :

13,2 % de la population française (8 millions de personne) se situe en dessous du seuil de pauvreté (880€ par mois) une grande majorité travaille:ce sont les «travailleurs pauvres» temps partiels subit ou alternance de périodes travaillées et chômées, victimes de bas salaires. (Des salariés du privé mais aussi des fonctionnaires percevront le RSA)

Nous estimons indispensable que les personnes qui rencontrent des difficultés pour s'insérer dans le monde du travail soient accompagnées par des professionnels. L'ensemble des obstacles rencontrés pour retrouver un emploi santé, logement, garde d'enfants, formation professionnelle etc. demandent à être évalués, pris en compte et résolus.

D'autre part, il est injuste d'exclure les jeunes de moins de 25 ans d'autant qu'ils sont les premiers et les plus durements touchés par la crise.


LE MONTANT DU RSA

Il y a deux types de RSA:
Un dit « socle » pour toutes celles et tous ceux qui ne travaillent pas. Son montant est celui du RMI (453,60€ pour un célibataire) (des majorations sont prévues pour les personnes seules avec un ou plusieurs enfants)Un dit « chapeau » pour les personnes qui reprennent une activité salariée ou qui travaillent mais dont le revenu est inférieur à un certain seuil.
Ce montant est déterminé en prenant en compte la situation familiale et tous les revenus du ménage Seraient concernés :
Une personne seule ayant un revenu inférieur à 1,04 SMIC
Un couple ayant un revenu global inférieur à 1,4 du SMIC
Un parent isolé avec un enfant ayant un revenu global inférieur à 1,64 du SMIC
Un couple avec 1 à 3 enfants ayant un revenu global inférieur à 1,7 ou 1,8 du SMIC
Par exemple:
Une personne reprend une activité à ¾ temps avec un salaire de 771€ son revenu garanti 453,63€ (RMI pour une personne seule) + 478,02€ (62% de 771€) son RSA sera = 931,65€ : 771€ (son salaire) 58,78€ (forfait logement) = 101€

Pour un couple mono-actif : salaire 1028€ - son revenu garanti 681,95€ (RMI couple) + 637,36€ (62 % de 1028€) = 1319,91€ son RSA = 1319,91€ : 1028€ (le salaire) 109€ (forfait logement)= 182€
De plus, les conditions d exonérations de plusieurs taxes (habitation, télévision etc..) sont revues à la baisse. Sont également révisées les conditions de prise en compte de l'allocation logement, d'attribution de la CMU, etc......


CE QUE NOUS EN PENSONS

Les ressources résultant du versement d'un RSA « socle » n'apportent rien de plus pour les personnes les plus éloignées de l'emploi ou pour celle qui, en raison de l'explosion du chômage et des suppressions d'emploi, ne retrouvent pas de travail. Ce sera 454,63€ par mois
Par contre le RSA instaure deux ruptures :
Obligation de retour vers l'emploi,de s'inscrire comme demandeur d' emploi auprès de Pole emploi et de souscrire un contrat(PPAE)qui oblige à s'inscrire dans une recherche active d' emploi. La loi sur l'offre Raisonnable d'Emploi » s'applique aux bénéficiaires du RSA. (Deux refus : radiation) ;
Les allocations familiales intégrées dans le calcul des revenus pour déterminer le montant du RSA.


Suite- ce que nous en pensons du montant du RSA
En supprimant le droit à un revenu d'existence, le RSA rompt avec le principe de solidarité qui constitue le socle de notre système de sécurité sociale : un système à vocation universelle pour garantir les risques de la vie, de la maladie, du chômage. Laisser des personnes sans revenu est inacceptable !
Il faut ouvrir le droit à toutes les personnes en situation d'exclusion sociale ou professionnelle de bénéficier d'un dispositif leur permettant l'accès à l'emploi.

Il est inadmissible que les aides au logement, les allocations familiales etc..... attribuées aux bénéficiaires des minimas sociaux ou sous conditions de ressources soient ou supprimées ou intégrées pour le calcule du RSA.

Il faut l'abrogation de l'Offre raisonnable d'Emploi véritable outil à radier et ne permettant pas le choix de la formation ou de l'emploi.

Il faut une indemnisation du chômage permettant la recherche d'un emploi sans soucis financiers. (80 % du _dernier salaire avec un minimum du SMIG CGT (1600€)).

LES CONDITIONS DE VERSEMENT DU RSA

Pour s'informer de ses droits et déposer une demande de RSA :
Dans les services du conseil général, auprès des travailleurs sociaux
Dans les CCAS et CIAS
Dans les CAF ou CMSA
Dans les associations ou organismes agrées.
Ce sont surtout les CAF qui sont actuellement consultées et qui, du fait du non renouvellement des départs en retraite, ne peuvent plus faire face à leurs missions. (Il manque plus de 900 emplois et l'hémorragie n'est pas prête de s'arrêter).

D'autre part le Conseil général peut décider de suspendre ou de radier la personne en RSA (lorsque Pole emploi applique l'ORE) et ce sans que soient précisées les voies de recours.


CE QUE NOUS EN PENSONS

C'est un dispositif très complexe mais qui traduit une conception répressive. Les dispositions qui définissent « les droits et les devoirs du bénéficiaires du RSA » sont coercitives. Elles instaurent des obligations auxquels les pauvres sont soumis sous peine de perdre leur revenu. Il y a donc un risque fort qu'ils restent cantonnés dans des emplois de courte durée, de faible qualification, de faible rémunération, sans pouvoir se projeter dans une carrière professionnelle et une amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

Il y a de grandes craintes face à l'explosion des emplois précaires dans tout le salariat, du chômage et de la réduction drastique des effectifs dans les différents services publics chargés de mettre en œuvre le RSA.

Les pouvoirs publics auront de plus en plus recours à des « opérateurs privés » (et déjà les majors de l'intérim se positionnent) qui avides de rentabilité, feront passer au second plan les questions essentielles de l'accompagnement social et professionnel privilégiant le placement des allocataires sur le marché du travail ?

Les bénéficiaires du RSA doivent être des citoyens et des salariés à part entière. Ils doivent pouvoir exercer un droit de recours contre les sanctions prises à leur égard. Aujourd'hui ce droit leur est nié.


QUI FINANCE QUOI ?

Le financement du RSA est assuré par les budgets de l'état et des conseils généraux (la plus grande partie) les ressources proviennent donc des impôts directs et indirects des ménages impôts nationaux et locaux (donc de la poche des salariés).

Le danger, du fait de la décentralisation et du désengagement de l'état, c'est que les conseils généraux, pour équilibrer leurs finances face aux nombres de dossiers RSA, ne pratiquent les radiations pour équilibrer leurs budgets. D'où l'importance d'investir les commissions pluridisciplinaires de radiation, mais aussi de situer les responsabilités en interpellant les conseillers généraux sur leurs implications dans les radiations.

En fait, la collectivité se substitue aux employeurs en subventionnant, de façon pérenne, un complément de revenus pour les « salariés pauvres ». De plus, des nouvelles primes seront versées aux employeurs qui recrutent des bénéficiaires du RSA (d'où la tentation de certains de ne plus recruter de CDI ou de CDD, voir de ne pas renouveler les contrats) et ce sans contrôle de ces fonds.



CE QUE NOUS EN PENSONS

C'est un nouveau cadeau aux entreprises et aux administrations les encourageant à développer le temps partiel et les bas salaires.

La responsabilité sociale des entreprises est totalement occultée et l'on transfère de nouveau sur la collectivité nationale les coûts des conséquences sociales et financières de leurs actes.
Lutter efficacement pour l'éradication de la pauvreté demande de pointer les responsabilités des employeurs et notamment des grands groupes multinationaux dont les stratégies financières, au détriment de l'intérêt général, sont à la source même de la pauvreté.

La lutte contre la pauvreté et l'exclusion appelle d'engager un véritable débat public sur une nouvelle répartition des richesses créées par le travail et de cesser de favoriser les plus riches et d'accroître les exonérations de cotisations sociales inefficaces pour l'emploi, le développement économique, les salaires et la protection sociale.

La généralisation du RSA appelle un « plan d'urgence » pour la réalisation d'un accueil et d'une mise en œuvre de qualité. Plutôt que de s'arque bouter sur un plan drastique de suppressions d'emploi, le gouvernement serait bien inspiré de dégager des moyens pour favoriser les créations d'emplois lesquelles participeront à la lutte contre le chômage.

Les moyens sont su être trouvés pour renflouer les banques, les entreprises et garantir aux actionnaires le versement de leurs dividendes. Il serait paradoxal de ne pas en mobiliser pour les plus pauvres tout en freinant la montée du chômage. Les personnes au RSA n'ont pas demandées à perdre leur emploi. Elles ne sont pas responsables de leur situation et n'ont qu'un souhait retrouver en emploi pérenne, correctement rémunéré, choisi et tenant compte des qualifications.

La mise en place du RSA est faite en application du DECRET N° 15 avril 2009 relatif au RSA – décret N° 2009-404,
le consulter démontre toute la nocivité de cette nouvelle loi.


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# Posté le lundi 03 août 2009 12:24

LA NEGOCIATION DE L'ASSURANCE CHOMAGE

LA NEGOCIATION DE L’ASSURANCE CHOMAGE
LA NEGOCIATION DE L'ASSURANCE CHOMAGE

LES PATRONS AUGMENTENT LE NOMBRE DE CHOMEURS ! ILS VEULENT SUPPRIMER LEURS DROITS ! ILS NE SONT PAS A UNE PROVOCATION PRES ! REAGISSONS !


C'est dans un contexte social et économique lourd de conséquence pour tous les salariés que se tient la négociation sur l'assurance chômage.

A l'heure où le gouvernement annonce une hausse de 46.900 demandeurs d'emploi catégorie 1 pour le mois d'octobre dépassant ainsi de nouveau le chiffre des deux millions de chômeurs dans cette catégorie, alors que l'OCDE (organisation de coopération et du développement économique) prévoit au moins 370.000 demandeurs d'emploi de plus en 2009, le patronat ne trouve rien de mieux, alors qu'il vide les caisses de l'état, de vouloir réduire encore plus les droits des salariés privé d'emploi.

Leurs propositions, qui ne manquent pas de toupet, sont les suivantes :


-Réduction de la durée d'indemnisation, voir retour à la dégressivité ;

-Diminuer le montant des allocations ;

- Versement d'une prime forfaitaire aux jeunes de moins de 25 ans qui au vue des modalités d'attribution se révèle être de la poudre aux yeux.

L'objectif gouvernemental : diminution des cotisations chômage pour transférer sur la cotisation retraite


Ces provocations viennent se rajouter aux différents textes législatifs récents qui ont mis en place l'ORE (Offre raisonnable d'Emploi) ainsi que les différentes dispositions coercitives (ex radiations)

-Un exemple : la suppression de la dispense de recherche d'emploi des salariés de plus de 55 ans, va encore aggraver la pauvreté parmi cette population.


Il y a une cohérence politique : vouloir réduire les droits des demandeurs d'emploi, les pousser à accepter la précarité jusqu'à 70 ans !! Et bien sur, botter en touche pour tout ce qui est de la reconnaissance de la pénibilité.

Bref face à une telle politique de casse sociale et de destruction du système de solidarité l'heure est à la mobilisation !

RASSEMBLEMENT LE MARDI 16 DECEMBRE A 10 HEURES DEVANT L' ASSEDIC IL NOUS FAUT MOBILISER POUR PESER SUR LA NEGOCIATION DE L'ASSURANCE CHOMAGE ET NOUS TENIR PRET POUR LES MOBILISATIONS INTERPROFESSIONNELLES ET UNITAIRES DE JANVIER QUI PORTERONT NOTAMMENT SUR L'EMPLOI.

IL EST TEMPS DE REMETTRE CETTE SOCIETE SUR SES PIEDS ET QUE L'HUMAIN REVIENNE AU CENTRE POUR LA SATISFACTION DE SES BESOINS.



Selon le rapport Boulanger dans le cadre de la fusion ANPE/ASSEDIC un nombre de 300 à 500 agences suffiront alors qu'actuellement ANPE/ASSEDIC c'est environ 1.500 agences, soit seulement UN TIERS QUI RESTERAIT EN FONCTION. Bonjour la proximité !! L'impossibilité de se déplacer pour ceux dont les revenus culminent en dessous du seuil de pauvreté (837 €) va ainsi permettre d'augmenter le taux de radiation, façon artificielle de peser sur les chiffres du chômage

Dans les entreprises un salarié absent n'est pas sanctionné par la perte de son salaire. Pourquoi infliger une telle peine à un salarié privé d'emploi qui aurait un empêchement pour se rendre à une convocation. Un demandeur d'emploi n'est pas un délinquant : c'est un salarié privé de son emploi par un patronat qui s'en sert de variable d'ajustement pour toujours plus de profit pour les actionnaires. Et pourquoi n'aurait –il pas le droit d'être défendu comme n'importe quel salarié, pour les demandeurs d'emploi il y'a des devoirs mais aucun droit.


Le décret 2008.10 du 20.09.2008 régionalise le service public de l'emploi, supprime les commissions de recours gracieux. Désormais les demandeurs d'emploi n'auront plus de moyens de se défendre en cas de radiations, d'indus ou de démission.

-Face à la volonté gouvernementale d'éradiquer le chômage par n'importe quel moyen, Il va rechercher, à travers le PPAE (parcours personnalité d'aide à l'emploi) des motifs divers et variés tel : lors de la première inscription, si vous refuser de modifier votre profil professionnel ce sera un motif de radiation (un animateur culturel pourra se voir proposer d'être maçon !!)

Récession pour les salariés +12% de bénéfice pour le CAC 40 soit 40 milliard d'€.1,1 Milliards d'€ c'est le montant des exonérations de taxes professionnelles qui seront accordées au MEDEF par l'état pour 2011.

3,1% c'est la hausse de la part des marges des distributeurs depuis janvier. Crise oblige : les consommateurs se tournent vers les marques à bas prix. Conséquences, les distributeurs ont augmenté les prix des MD de 7,7 % en moyenne selon UFC QUE CHOISIR. La crise n'est pas pour tout le monde !!


40 % du SMIC c'est ce que représente aujourd'hui le RMI. Il représentait 60 % en 1988.


7,8 millions c'est le nombre de français qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.


LBO : s'endetter plus pour gagner plus c'était le secret des fonds LBO. 140 milliards d'€ c'est le montant des prêts accordés par les banques en 2007 soit deux fois plus que l'aide publique au développement la même année.


HP supprime 24.600 postes dont 580 en France. Chiffre d'affaire cette année qui a bondit de 19 %. HP engrange 17,5 milliards de profits sur les trois derniers exercices.

Une des plus grosses fortunes mondiales : Suleiman Kerinoov (Russie) actionnaire de Gazprom : 12,5 milliards d'€ doit 833.333 années de SMIC.

ON NE RESOUDRA PAS LA CRISE SANS VALORISER LES SALAIRES,

SANS VALORISER LE TRAVAIL, SANS COMBATTRE LES INEGALITES,

SANS STRATEGIES INDUSTRIELLES, SANS PROMOUVOIR L'INVESTISSEMENT PRODUCTIF ET L'EMPLOI QUALIFIE, STABLE,

CHOISI ET CORRECTEMENT REMUNERE.


LE 16 DECEMBRE A 10 HEURES TOUS ENSEMBLE DANS L'ACTION DEVANT L'ASSEDIC

DE CHERBOURG 25 RUE DOM PEDRO POUR FAIRE ENTENDRE NOS REVENDICATION



Le secrétaire :


Michel Ould-Hadda

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 06:27

Modifié le mardi 24 mars 2009 10:13

Prime de Noël ou allégement des consciences ?

Prime  de Noël ou allégement des consciences ?



Avec la définition « Prime de Noël », on en oublierait presque le montant
exponentiel de ce que ce gouvernement offre gracieusement aux soit-disant « chômeurs » :
220 €
La notion de privé d'emploi est des plus importantes car avec ce dispositif ou ce « cadeau de noël » sont exclus les allocataires de l'assurance chômage (ayant bien cotisés durant leur période de travail) les 18/25 ans, les adultes handicapés, qui sont eux bien habitués à être exclus puisqu'ils n'ont rien, pourtant ces deux cas de figures sont bien des « privés d'emplois ».

MERCI vraiment c'est trop !

Sont donc concernés pour la venue du père noël gouvernemental uniquement qu'une partie de minima sociaux !

On sait aujourd'hui que bon nombre de salariés au SMIC sont endettés ou surendettés et n'arrivent pas à joindre les deux bouts alors dans ce cas de figure...imaginez !

• Avec ça, bien sûr, cet argent provient des caisses de l'état, histoire de protéger ces gentils messieurs de l'UNEDIC (enfin du MEDEF mais il ne faut pas le dire).
• On fait taire les gens et on oppose les salaries en souffrance et les chômeurs (tous dans le même lot) .
• On ne parle surtout pas de travail, logique puisqu'on pense que ces individus ne veulent pas travailler !
• On apaise sa petite conscience en se disant encore une fois « c'est mieux que rien ».

Mais là encore, la CGT des privés d'emploi et salariés précaire est présente pour affirmer que non, ce n'est pas suffisant, c'est même scandaleux de voir comment on peut nous dire chaque hiver que des SDF meurent de froid, qu'un peu plus d'un million d'enfants sont pauvres en France, que la crise du logement est une chose grave, que des salariés sont eux même SDF alors que nous sommes la 5eme puissance économique(chut on ne le dit pas ça).


Ce rang de 5eme puissance n'est-il pas dû au résultat de notre travail ? de notre participation à cette société qui est composée d'hommes et de femmes différents et pas uniquement produite ou fabriquée par le MEDEF.
Ils en tirent toujours la gloire mais qui fabrique, produit, innove et vend si ce n'est nous ?

Alors oui, nous sommes la 5eme puissance économique et voila le paradoxe dans lequel on cherche à nous enfermer.

• D'un coté, des entreprises qui délocalisent pour gagner plus et plus vite, des reformes sur nos retraites, des coupes franches dans le service public et des citoyens qui doivent comprendre cet état de fait (oups) et en SILENCE s'il vous plait !

• De l'autre, des privés d'emploi que l'on doit juger coupables d'être dans ces situations et à qui on promet (au nom des cohésions sociales et autres formules bien à la mode) un beau parcours d'insertion, de réinsertion avec une belle prime de 220€ en novembre avec laquelle au lieu de manger des pâtes ils pourront acheter des patates !

Voila pourquoi, c'est scandaleux de parler de cette prime sans avoir un minimum de recul sur les causes à effet que produit ce système bien libéral dans lequel nous sommes et que nous refusons clairement.
Nous exigeons que cette prime soit étendue à
tous dans la même condition que la prime de
chauffage au gasoil

Le secrétaire :
Michel Ould-Hadda


Syndicat CGT des Privés d'Emploi et Salariés Précaires 109 av de Paris 50100 CHERBOURG
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# Posté le vendredi 28 novembre 2008 03:00

Modifié le mardi 24 mars 2009 10:15

Site du Comité Chômeurs Rebelles de la CGT (section de Cherbourg-Octeville)

Site du Comité Chômeurs Rebelles de la CGT (section de Cherbourg-Octeville)
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# Posté le vendredi 28 novembre 2008 02:43

Modifié le mardi 03 février 2009 22:20